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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 15:12

Ami de Serge CATTELIN depuis longtemps, je tiens à lui rendre un dernier hommage.

 

Il est décédé le mardi 24 février dernier : ses funérailles eurent lieu le samedi 28 février, dans son village natal de Carnières, situé près de Cambrai. Seuls étaient présents les membres de sa famille et ses amis proches.

 

Serge était un homme attachant, un avocat brillant, un ami fidèle. Je fis sa connaissance en 1965 sur le Grand Boulevard qui mène de Lille à Roubaix-Tourcoing : nous collions les mêmes affiches, celles de Jean-Louis TIXIER-VIGNANCOUR, candidat à la Présidence de la République.

 

Doté d’une grande intelligence, Serge possédait deux grandes qualités : la modestie et le courage. Le premier exemple qui me vient à l’esprit date de 1986. Personne ici n’ignore que la politique était une de ses passions. Cette année-là, Jean-Marie LE PEN, Président du Front National lui propose de devenir député, grâce au scrutin proportionnel : il refuse, estimant que d’autres le méritent plus que lui.

 

Le deuxième exemple : il fut militaire en Algérie, il eut une conduite exemplaire et fut décoré deux fois. Jamais, sur sa robe d’avocat,  il ne porta ses décorations, contrairement à ses confrères qui s’empressent de les accrocher.

 

Le troisième exemple : en 1968 et 1970, il créa deux partis politiques : l’Alliance Républicaine  et le Front Nord Anticommuniste : il en était l’âme, l’inspirateur, la cheville ouvrière. Il eût été normal qu’il en fût le Président. Il ne le souhaita pas et me laissa, à chaque fois, cet honneur. Il fuyait toutes les mondanités, il ne se vantait jamais de ses succès obtenus devant les différentes juridictions, en particulier aux Assises.

 

Nonobstant une grande intelligence, on ne pouvait qu’admirer son courage. Cet ancien ouvrier imprimeur est devenu avocat grâce aux cours du soir, à force de volonté. Une autre forme de courage : seul, sur la scène du Théâtre Sébastopol à Lille, il déchira sa carte de la CGT pour marquer son opposition au discours haineux de syndicalistes critiquant l’attitude de l’armée française en Algérie.

 

Serge n’avait peur de rien. En 1968, alors que la France s’enfonçait dans la chienlit, quelques camarades dont Serge et moi, furent agressés par des gauchistes. Il se conduisit en chef, n’hésitant pas à partir seul, devant nous, et nous protégeant du jet de pavés avec sa voiture.

 

Quelques jours avant l’issue fatale, sur son lit d’hôpital, il rédigeait des tracts en vue de la campagne des élections départementales. Autre anecdote : lorsque l’on partait distribuer des tracts ou coller des affiches, ce n’était pas pour 2 ou 3 heures, c’était pour toute la nuit. Personne ne rechignait car c’était un meneur d’hommes, un vrai chef.

 

Nous devons nous inspirer de son exemple et être dignes de lui.

 

Jamais, Serge, je ne t’oublierai.

 

Guy CANNIE

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Published by Guy CANNIE

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